Un air de fête Les martinets, entre les toits,
Un air de fête
Les martinets, entre les toits, entre les arbres,
Lancent leurs cris stridents.
Au loin les champs rougeoient comme feux de la Saint Jean.
Tâches de sang au corsage de l’infidèle,
Tâches mouvantes sous l’ombrelle impressionniste,
Carrés de soie lissés par le vent,
J’ai voulu vous prendre à pleine brassée.
Mais vous n’êtes pas fleurs apprêtées
A vous laisser mettre en cage.
Et je n’ai plus en mains
Qu’un amas déchirant de pétales chiffonnés.
Les martinets lancent des cris stridents.
Camille Pioz, "Papier carbone"






















