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La Creuse, de reflets en ballades
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11 avril 2013

Suite à suivre pour un paysan "[...]Paysan, qui

L'étang de Fransèches

Suite à suivre pour un paysan

"[...]
Paysan, qui mènes l'eau où tu veux. Qui trouves l'eau
qui la fais naître entre tes doigts sous la branche cornue.
Tu cures la fontaine, tu creuses le puits. Tu fermes la source
dans la pêcherie; et par le déversoir et par la bonde,
tu emmènes l'eau où tu veux -
L'eau libre, pourtant, et qui toujours descend,
et trouvera le moindre trou -
dont tu fais un miroir pour te garder le ciel,
entre les prés et les arbres, de l'étang et de la pêcherie.
Qui peut savoir l'eau comme toi, paysan ?
Tu ne gardes pas l'eau prisonnière, non. Mais tu la retiens un temps.
Tu la portes entre tes mains,
Pour en boire la terre et le ciel tout ensemble, jusqu'à ta bouche."

Marcelle Delpastre, "d'una lenga l'autra" 

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26 mars 2013

"Avez-vous remarqué ? Que seuls les oiseaux

L'oiseau sur un fil

"Avez-vous remarqué ? Que seuls les oiseaux chantent - et l'homme. Et que parfois l'insecte crisse; et que les autres bêtes crient, musique ni mesure ne rythme ou module leur cri, que je puisse apprécier de l'oreille. Mais plus subtiles sont les voix des poissons et des autres reptiles.
Rares aussi les oiseaux qui dansent, et plus rares les chèvres. L'homme, lui, l'homme danse. Il mime. Il chante. Il sait jouer. Il parle. Que ne sait-il point faire !
Plus ou moins, à peu près...
Mais surtout - peut-être surtout - il parle."

Marcelle Delpastre, "Cinq heures du soir"

15 décembre 2013

L'étang du dimanche "Je suis proche d'un étang

L'automne glacé

L'étang du dimanche

"Je suis proche d'un étang court sur vagues
Dont la fortune de terre tient dans le regard
D'au moins toute une vie

Cet étang, mon support/surface
Ma toile de poète ma palette étendue

L'écrire pour le peindre le voir pour parler du silence
[...]"

 

André Duprat, "L'étang unique", Editions Apeiron

 

2 janvier 2014

"Les années ont passé comme un jour. Malgré la

Crépuscule

  "Les années ont passé comme un jour. Malgré la vigne rouge et les chaudes moissons,
   et malgré le soleil battant ce miroir d'ombre à chaque crépuscule, et malgré les saisons. [...]

   Mais ce regard revient sur moi, calme des profondeurs, le velours du silence. Lumière. Nuit.
   Calme, l'immensité de l'eau. Alors je me souviens de la beauté du monde, et je comprends la mort."

 

Marcelle Delpastre, "Le chasseur d'ombres et autres psaumes", Edicions Dau Chamin De Sent Jaume

 

6 décembre 2013

"Souffle l'ultime braise. Souffle, souffle encore

Feu de bois

"Souffle l'ultime braise. Souffle, souffle encore une fois. Peut-être que le feu prendra, sait-on jamais ? La feuille est sèche et le bois fut coupé plein de sève avant que passe le vent d'août.
Souffle, souffle la braise de l'espérance. [...]"

 

Marcelle Delpastre, "Le chasseur d'ombres et autres psaumes"

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9 juillet 2013

"Une fois encore, tendre la chaîne, entrelacer la

Tapisserie d'Aubusson

"Une fois encore, tendre la chaîne, entrelacer la trame et disposer à l'estime les écheveaux de couleurs, le blanc des bouleaux dans l'hiver, le gris et l'écru, le lichen gratté, le roux des sous-bois et le rose-mauve des bruyères, le vert velours des mousses et le jaune mouillé des fayards de novembre, lorsque reviennent les pluies de la Toussaint. Oui, une fois encore - mais ce sera la dernière -, tenter de prendre le pays par la toison et de le retenir dans les mailles de l'écriture."

Alain Galan, "Lisières limousines", Editions Lucien Souny

26 mai 2017

Une bulle de rosée verte Bientôt, nous

Envers

Une bulle de rosée verte
Bientôt, nous bouleversera
Festival en vers
Avec ses mots fragiles
Comme du verre
Et son art éclaté
Envers et contre tout
Tout à l'envers
Et la vie merveilleuse
Qui nous attend
L'odeur de l'été
L'éternité
Au bout de soi
Une bulle de rosée verte
Bientôt, nous bouleversera 

Julien Hoquet

 

23 mars 2016

Éclats de lumières déployés dans l'immense

Inspiration

Éclats de lumières déployés
dans l'immense déchirure
du temps. Les feux antiques
de l'incendiaire va-t-en guerre
embrasent les trames de paix.
Lambeaux.
D'une infinie répétition, les petits
doigts ouvriers réparent
l’innommable, étoilent
l'insistante obscurité.
Au creux de l'arbre la hulotte.
Élégie.

Ecce Terra

 

11 juin 2015

nocturne ............................ soirée en

 La maison fatiguée 

 nocturne

............................
 
soirée en quenouille
reflets des lambris dorés
dans le bleu de prusse
 
............................
 
escalier noyé
en lambeaux de chair rosée
un bain de minuit
 
............................
 
lumières s'il vous plaît
la musique à contre temps
les rondes à moitié
 
............................
 
orgue des pastels
une mélodie s'écrit
les fenêtres ouvertes
 
............................
 
fanons de baleines
les maisons sont submergées
mots en flottaison
............................
 
andrée wizem
 
16 juin 2017

Une semaine était passée depuis l'épisode des

La nuit

Une semaine était passée depuis l'épisode des herbes folles. "La page est tournée. Hop, classée dans les archives" se disait Augustine. Mais quelque-chose clochait: Adrien se comportait comme d'habitude, c'est-à-dire normalement, mais Augustine avait l'impression qu'il était changé de l'intérieur. L'extérieur, ça allait, mais l'intérieur ne suivait pas. Il fallait réagir. Elle consulta son MSB (Managerial Strategical Book; c'est toujours en anglais ces trucs là !): le Wait and See semblait convenir mais avec l'option Diversion Action: quelque-chose d'inhabituel, voire d'exceptionnel qui reconnecterait Adrien à la réalité.
"Adrien, mon chéri, et si tu allais promener le chien?". C'était vraiment exceptionnel car 1) il faisait nuit noire et 2) le chien ne sortait jamais des 500 mètres carrés du jardin clôturé.
Adrien ne voyait pas d'inconvénient à promener le chien. Ce qui l'ennuyait, c'est qu'il ne savait pas vraiment comment s'y prendre. Le chien promena donc un Adrien en errance. Ils arrivèrent le long de la rivière, sur la rive côté sombre. De l'autre côté, les maisons, encore allumées et sagement alignées, balisaient le chemin. La vie, côté lumière et la mort, côté sombre de la rivière ? Non, non, ce n'est pas ce qu'Adrien ressentait confusément au fond de lui. Il se sentait bien, vraiment bien, dans la sérénité de la nuit. Il avait le sentiment apaisant de sentir la pulsation régulière du temps qui passe. Il se disait que, de l'autre côté, le temps se voyait imposer le rythme des activités quotidiennes.
Dans la lumière, les maisons ressemblaient à des maisons. Pourtant, depuis son arrivée, elles semblaient l'interpeller. Ou plutôt, c'était leurs reflets à la surface de l'eau qui attiraient son regard. Interpellation, attirance? Non, plutôt une invitation au voyage. Tout ça n'était pas bien clair pour Adrien peu habitué aux réflexions métaphysiques.
En tout cas, Aristote (faut bien qu'il ait un nom, ce chien) lui lançait une invitation claire: l'heure de la pâtée était largement dépassée ! Il était temps de rentrer.
Aristote fila direct dans le garage où se trouvait sa gamelle. En versant les croquettes, Adrien alluma machinalement la radio. On diffusait une chanson des années 70.
"Les aiguilles ont tourné, il est trop tard
Mon enfance est si loin, il est déjà demain
Passe passe le temps, il n'y en a plus pour très longtemps".
Adrien reprenait le refrain " Passe passe le temps...".
Il est trop tard. Georges Moustaki.

Florentine

 

23 janvier 2017

À la fenêtre, la vitre est givrée Mamie fricote

L'élan

À la fenêtre, la vitre est givrée
Mamie fricote dans la cuisine
Myrtilles glacées et noisettes brisées
Dans une gelée de menthe poivrée
Il sent bon dans la maison
À la fenêtre, il grésille
Musicalement
Le chat couleur d'orange
Est couché dans son panier
Couleur d'azur
Et c'est toute la chaumière
Qui ronronne avec lui
Heureusement
Il nous reste encore 
Un peu d'hiver
Au fond de l'étang

Julien Hoquet

 

30 mars 2016

Peuple migrateur au pas infatigable Petits points

Bientôt

Peuple migrateur au pas infatigable
Petits points dans la neige de mon coeur couché
Accueil bancal malgré la guerre
Malgré le froid, marcher, marcher
Vers le printemps qui va éclore
Redresse-toi mon coeur, va les chercher
Dis-leur que nous n'avons pas renoncé
Que nous leur offrirons la verdeur des bourgeons.

Maria Ardouin

 

19 novembre 2015

Oui, nous irons à l’Île St-Louis Promener notre

Vendredi 13 novembre

Oui, nous irons à l’Île St-Louis
Promener notre spleen 
Avec les ombres des parnassiens
Au sombre novembre
Nous irons, rive droite
À la terrasse d’un café
Rue Oberkampf
Regarder passer l’innocence
Nous irons, rive gauche
Au Caveau de la Huchette
Écouter Boris et sa trompinette
Et se redonner cœur au ventre
Pour enfin reprendre la Bastille
Poing levé vers la liberté
Nous retrouver et nous embrasser
À la mode Doisneau
Place de l’Hôtel de Ville
Et alors, je sais les colombes
Reviendront dans le ciel de Paris

Julien Hoquet

 

19 mai 2015

"Des heures de nuit des heures de jour je fais

Pliant plié

"Des heures de nuit des heures de jour je fais mon temps je pointe quoi passe
Poèmes à la chaîne j'avance bien j'oublierai peut-être au bout tout
Si je détache mieux mes syllabes de mon sentiment dans le vide si je tiens le rythme d'enfer
M'évertue à poursuivre juste sans sauter une seule ligne de chance j'oublierai peut-être au bout tout
Tellement tout sera loin au bout après des saisons de peine lourde mon boulet sous des tas de feuilles"

Valérie Rouzeau, "Va où", La Table Ronde

 

6 avril 2015

Le vieil enfant pleure sa mémoire enfuie. Quelle

La maison éclairée

Le vieil enfant pleure sa mémoire enfuie.
Quelle est cette maison qui surgit derrrière ses larmes?
L'a-t-elle bercé contre les mystères de la nuit?
Tient-il encore ses lumières dans ses doigts qui tremblent?
Une demeure qui demeure, dans l'oeil trouble de ses rêves,
La demeure de sa vie, demain, demain, toujours...

Maria Ardouin

 

2 juillet 2014

"Mais j'apprenais que c'est un dur moment que

Errances

 

"Mais j'apprenais que c'est un dur moment que celui où l'on quitte son toit. Il est vrai que ce voyage à pied était une épreuve qu'on ne connaît plus aujourd'hui. Les vieux maçons qui avaient fait vingt fois la route et qui juraient qu'elle était si coulante qu'on la faisait sans y penser, essayaient bien de distraire les nouveaux. On avait recours aux beaux parleurs pour conter des histoires et, pendant un moment, on s'amusait et on riait. Mais cela ne durait guère, la fatigue et le regret reprenaient le dessus et, de nouveau, c'était le long défilé muet des pauvres émigrants."

Georges Nigremont, "Jeantou, le maçon creusois", De Borée

 

30 juin 2014

Emmaüs International ne cesse de clamer l’urgence

Errances

 

 

Emmaüs International ne cesse de clamer l’urgence de repenser les politiques migratoires,
à dominante sécuritaire, qui tuent chaque année des milliers de personnes.
Le Mouvement promeut la liberté de circulation et d’installation des personnes à l’échelle mondiale.

(www.emmaus-international.org) 

 

Chacun des faits rapportés par la chanson "d'où les gens viennent" est rigoureusement exact. Il s'est produit sur l'une des routes de migration, il a germé (tri ADN) dans quelque cerveau malade. Des images, des extraits de presse peuvent être associés à chaque couplet. Qui ne voit pas a choisi. Deux versions de la chanson dont une sur la musique de mon ami Louis Racine. Je twisterais ces mots s'il fallait les twister... 

 

D'où les gens viennent

Je parle des naufragés
Nageant  sur les récifs
Là-bas qu’on réchauffa
Aux plages de Ténérife
Partir n’est pas un choix
Mourir ou s’évader
La vague après la vague

Revoici les convois
La foule à l’abandon
Des femmes que l’on menace
Au Sud d’El Alouina
Là-bas les jours de plomb 
Peut-on boire aux terrasses
Quand brûlent les horizons?

Voir sur les barbelés
Des lambeaux de chemise
Bonnets, cheveux et gants
Cette frontière qu’on le dise
Là-bas devant Ceuta
C’est la ligne du sang
Et l’on croit aux Pietas !

Dites-moi d’où les gens viennent
Mais surtout comment ils vont
Ca les regarde où ils iront
S’ils vont
Pas de blé sans racine
Toute la Terre que l’on jardine
Pas d’enfant en exil
A Belleville

Toi mon frère Africain
En marche vers l’Europe
Ici chaque matin
L’œil des distraits des myopes
Ignore la vie qu’on vole
On traque les clandestins
Jusque dans les écoles

Ou comme bêtes de somme
Triés selon leurs gènes
Sinon tombés du toit
Ou noyés dans la Seine
La conscience au tiroir
Le retour de l’Histoire
Tant pis si c’est un Homme

En notre nom voisin
Vois bien où l’on s’égare
La rafle chaque matin
La rafle dans les gares
Mon prochain sur la liste
Qui ne dit mot soutient
Qui n’admet pas résiste !

Dites-moi d’où les gens viennent
Mais surtout comment ils vont
Ca les regarde où ils iront
S’ils vont
Pas de blé sans racine
Toute la Terre que l’on jardine
Pas d’enfant en exil
A Belleville

 

Jean-Paul raffel

 

22 mai 2013

Profondeur Avec son autorisation, je reproduis

Page d'écriture au Bar en Zinc

Profondeur
 
Avec son autorisation, je reproduis ces extraits du message d'un ami :

Cher Alan,

Je rentre du Festival Pliant. Ce fut un moment extraordinaire, au sens littéral du terme. Nous y avons lu de nombreux poèmes [...]. Cette lecture s’est faite en divers endroits, notamment en prison et en forêt. Émotions d’une rare intensité. Je me rappellerai toute ma vie la rencontre avec les détenus de la maison d’arrêt de Guéret, leurs textes, lus par eux-mêmes ou par des visiteurs (nous avons chanté, aussi) [...] ; le parcours poétique, à la tombée de la nuit, dans la forêt de Chabrières [...] ; le banquet déclamé, en présence d’Abdellatif Laâbi, qui nous a ensuite tenus sous le charme de sa voix et de ses vers libres, profonds, stimulants. Nous étions accueillis par l’espace culturel de la Métive, nom qui signifie la moisson, et vous auriez aimé, cher Alan, cette fête, non pas seulement célébration, mais engagement. Ce fut politique. Le Champ secret montrait là ce qu’il est essentiellement, un lieu où la différence se pense et se vit loin de tout narcissisme et de tout communautarisme. Ce qui nous réunissait, c’était une foi raisonnée en l’homme, le refus des dogmes et des modes, et d’un modèle économique délétère ; la volonté de rester autant que possible, et jusqu’à notre dernier souffle, lucides, et maîtres de notre avenir, sans rien abdiquer de notre responsabilité ; l’amour de la vie et de ses plaisirs, à commencer par celui que procure l’harmonie.

[...]

Avec tous mes encouragements pour votre nouvelle entreprise d’écriture, et dans l’impatience de vous lire,

Fraternellement,

Éric Ardouin

Eric Ardouin, cité chez "Alan Bathurst"

24 mai 2016

Je me trouvais soudain devant ce qui, de loin,

Décor

Je me trouvais soudain devant ce qui, de loin, m'était apparu comme un vitrail lumineux, une aquarelle transparente, devenu cascade bruissante troublant la transparence du verre, vision à la fois angoissante et fascinante comme les lueurs artificielles d'un aquarium et rafraîchissante comme une menthe à l'eau.
J'étais pénétrée de la certitude que franchir cette muraille liquide serait une révélation, l'accès à la vérité fondamentale de la vie et peut-être à l'éternité.
Alors que ma main s'apprêtait à traverser la paroi, les feuilles de l'arbre sous lequel je m'étais endormie s'égouttaient brusquement sur mon front et je m'éveillais ouvrant les yeux sur les feuillages mouillés qui s'agitaient doucement au - dessus de moi.

Ariane Adam

 

12 janvier 2014

"Que sais-tu du soleil, lune douteuse, lune

Ombre de lune

"Que sais-tu du soleil, lune douteuse, lune bleue, lune qui marches au milieu du jour avec les grues et les nuages?
Lune, du jour que sais-tu ? Tu es là-haut comme une goutte d'eau, à demi translucide et nue. Que sais-tu de la nuit ? [...]
Du jour et de la nuit, tu ne sais rien que la lumière."

Marcelle Delpastre, "Le chasseur d'ombres et autres psaumes", Edicions Dau Chamin De Sent Jaume

 

11 février 2013

Le village creusois aux temps passés "Les

P1060398

Le village creusois aux temps passés

"Les villages de notre pays présentent cette particularité d'avoir tous une partie de communal qui porte le nom de coudâr, ou lorsqu'il se trouve sur une colline, celui de chier, et sur lequel est planté un vieux tilleul. Ces plantations de tilleuls furent, paraît-il, ordonnées il y a trois cents ans, par Sully. Le célèbre ministre voulait, à ce qu'on prétend, mettre à la disposition des pauvres paysans, des fleurs de tilleul dont on connaît l'action bienfaisante, afin qu'ils pussent facilement, en cas de maladie, faire des infusions."

Louis Queyrat, "C'était la Creuse"

28 mars 2016

Bientôt, les arbres auront des feuilles d’amour

Bientôt

Bientôt, les arbres auront des feuilles d’amour
Et nous irons danser au bal heavy metal
Sans craindre le bruit des kalachnikovs
Bientôt, les arbres auront des feuilles
Et nous irons boire, un verre en terrasse,
L’âme en paix, trinquant à la fraternité
Sans craindre ni la haine, ni la folie
Et ce jour, nous irons prier ensemble
Ces arbres de l’espoir enfin éclos

Julien Hoquet 

 

7 septembre 2015

Nedde (Haute-Vienne)

C'est l'été ! Les Reflets partent en vacances mais enverront des cartes postales au gré de leurs escapades

(pour n'en manquer aucune, abonnez-vous)

Bien sûr, les réponses des poètes inspirés sont toujours les bienvenues ! (par "Contactez l'auteur")

 

Nedde

Un rêve. Calme et ciel bleu. Quelques toits, une fenêtre ouverte. Pour tous. (fw)

 

8 juin 2014

Les vagues roulent sur le tempsDu sable, du

Ecriture

Les vagues roulent sur le temps
Du sable, du sang
On ne peut pas oublier
Les vagues de peur, les vagues de larmes
Du sable rose, du sang salé
Déferlantes de métal
Du sable rouillé du sang de juin
Des vagues qui frappent le coeur

Les morts sont à table
Un calice de sang à la main
Les ombres mutilées
Vont et viennent
Sur la plage éternelle
Cherchant encore
Dans le sable des jours
Le pain de leur corps...

Julien Hoquet

 

3 janvier 2014

"La flamme monte à mesure que le froid s'abaisse

Crépuscule

  "La flamme monte à mesure que le froid s'abaisse sur la nuit.
   La flamme de la lampe monte entre les ombres froides qui bougent dans la nuit.
   Et la lueur s'allonge et pousse comme un arbre.
   Un arbre de feu dans la nuit, sur les routes de glace, entre les parapets de lune et de métal sous les flèches piquantes de mille rayons de cristal ou de reflets d'étoiles.
   Vers la flamme qui monte droite dans la nuit.
[...]"

Pierre Reverdy, "Flaques de verre", Flammarion

 

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