Tu l'entends la musique?Cet effet de glaceQui
Tu l'entends la musique?
Cet effet de glace
Qui stridule sur l'âme du poète
Ces éclisses de bois
Comme du quartz éclaté?
Cette musique
Au bout du tunnel
De la surdité
Où basculait ta vie
Dans un grand lit de lumières
Tu l'entends dans ton œil?
Qui pleure comme un violon
Et tu l'entends
À chaque fois
Que le poème s'approche
Sur la pointe des pieds
Et que les mots s'allument
Comme des âmes veilleuses
Et tu le fredonnes
Comme un refrain dormant
Au fond du cœur de tous les hommes
Depuis la nuit des temps
Julien Hoquet
"Détrompez-vous:ce n'est pas moi qui ai tracé
"Le propre du poète est de penser et de se penser
"Le propre du poète est de penser et de se penser en images - de considérer les choses dans la mesure où elles peuvent se prêter à la formation des images qui constituent son particulier moyen d'expression. Sa faculté majeure est de discerner, dans les choses, des rapports justes mais non évidents qui, dans un rapprochement violent, seront susceptibles de produire, par un accord imprévu, une émotion que le spectacle des choses elles-mêmes serait incapable de nous donner. Et c'est par cette révélation d'un lien secret entre les choses, dont nous constatons que nous n'avions jusque-là qu'une connaissance imparfaite, que l'émotion spécifiquement poétique est obtenue."
Pierre Reverdy, "Sable mouvant", Poésie/Gallimard
L'arbre-poète
Chaque fin de semaine, une photo. Un poète, passant par-là, s'en inspirera peut-être. Ou peut-être pas.
Vendredi 30 mai 18h30, La Métive au Moutier d'Ahun, ouverture du Festival de Poésie et Chanson !
Toutes les infos sur : Le Pliant 2014

Seul parmi ses semblables, un arbre poétise. Et fleurit. (fw)
Je te laisse Je ne vieillirai pas Tu ne
Je te laisse
Je ne vieillirai pas
Tu ne vieilliras pas
Nous ne vieillirons pas
Ensemble
La mort, Ma Douce
M’aura montré le pas
Bien avant
Je te laisse les pommiers
Je te laisse le bocage
Saint Victor les toits entre eux blottis
La rue frileuse
Saint Eloi les rares cheminées
L’air et les rires bleuis au froid
Les courbes de la Gartempe
Ses secrets de femme ombrant
Les vallons qui se croisent
Je te laisse la forêt au Theil
La forêt pour marraine
Pardon si je te laisse
Tu aimeras nos traces, les arbres
Le cri d’un rapace
Un troupeau sous la neige
Ce qui est, ce qui n’est plus
Et déjà t’accompagne.
Jean-Paul Raffel

