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La Creuse, de reflets en ballades
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24 avril 2013

Nature Au sommet du talus, j'ai croisé ce matinDe

Les herbes passées

Nature

Au sommet du talus, j'ai croisé ce matin
De frêles balancelles au hasard du chemin.
Ces légères graminées, comment les qualifier ?
Est-ce l'avoine folle et son plumet sauvage
Ou l'ivraie méprisée qui salue mon passage ?
Je ne sais que penser...
Mon gendre préféré, botaniste avéré,
Voulez-vous m'éclairer ?
De quelques mots latins doctement prononcés
De ces humbles plantules m'ôter l'incertitude
Et combler les lacunes de ma grande inculture !
Soyez-en remercié !

Apolline

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1 avril 2013

"J'ai vu des ciels orangés qui viraient au rouge

Ombres creusoises

"J'ai vu des ciels orangés qui viraient au rouge sang sur la ligne d'horizon : ce sont ceux des crépuscules, des regrets, des questions. [...] La nuit les assombrit au fur et à mesure qu'elle descend sur la terre, les faisant virer vers des violets, des bronzes, des bleus plombés qu'elle effacera bientôt d'une main gantée de noir. Mais les questions demeurent. Heureusement, les hommes dorment."

Christian Signol, "Les vrais bonheurs"

22 mars 2013

"Dans certains cantons, j'ai même vu disparaître

Neige à La Brutine

"Dans certains cantons, j'ai même vu disparaître à peu près complètement les cultures. Remplacées par les pâturages! Alors, et cela on le voit de plus en plus, d'immenses troupeaux - parfois plusieurs centaines de bovins - passent toute l'année dehors, sous le soleil et les orages de l'été, sous la pluie et le vent d'automne, sous les rafales de neige de l'hiver! Ils retrouvent peu à peu la rêche toison protectrice que des générations de paysans-soigneurs, que la chaleur des étables, les litières douillettes, avaient transformée en un beau poil ras et brillant."

Gabrielle Thévenot, "Une vie de Creusois"

25 avril 2013

à ma belle-mère Dans mon enfance à Outrelaigue,

Les herbes passées

à ma belle-mère

Dans mon enfance à Outrelaigue, j'écoutais mon grand-père qui coupait à la faux : "regarde petit, c'est de la fenasse; c'est pour faire de la litière..."
Aujourd'hui, le botaniste patiemment devenu, encore si souvent en difficulté pour nommer les graminées, reconnaît, dominant les autres, l'avoine élevée - Arrhenatherum Elatius -, sur les bermes des routes et les talus des chemins.
Et j'aime, comme vous chère Apolline, l'abandon gracile à la brise de sa tige élancée.

Sylvestris

13 avril 2013

"Madame de Breyves aimait ses étangs, miroirs

L'étang de Fransèches

"Madame de Breyves aimait ses étangs, miroirs d'illusions du matin au soir, de l'hiver à l'été. [...] Envie de se baigner dans l'étang - glisser sous son couvercle de moire argentée, sentir contre sa chair la palpitation des hautes herbes, froisser, en nageant, la soie qui s'enroule autour des bras telle une caresse..."

Françoise Chandernagor, "L'Enfant des Lumières"

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9 février 2013

"... l'indifférence des hommes et du paysage,

P1060398

"... l'indifférence des hommes et du paysage, tout jusqu'à ces branches dégouttantes, cette livide lumière d'un ciel où fuit l'averse, cette heure indécise entre le jour et la tombée de la nuit - tout avait un air romantique, passé, irréel à force de pesanteur placide."

Robert Margerit, "Mont-Dragon"

21 février 2013

"La maison des paysans d'ici [...] vous fait

La maison au loin

"La maison des paysans d'ici [...] vous fait toujours un clin d'oeil pour vous dire comment elle fait son métier de maison, pour donner aux hommes un peu de place, un peu de chaleur, un peu de lumière pour entrer, manger la soupe, veiller au coin du feu, dormir, aimer."

Pierre Eymard, "Les maisons des paysans d'ici"

6 février 2013

"... Que vous soyez restés, que vous soyez

le viaduc


"... Que vous soyez restés, que vous soyez partis, vous pouvez rire si je vous parle du voyage. Moi qui ne sais de cette terre que les blancheurs d'un horizon, quelques arbres, les pierres noyées de ma pauvre maison et le sol grumeleux où je sème.
Riez !
Les voyageurs sont-ils ceux dans les gares qui regardent partir les trains ? ..."


Marcelle Delpastre, "Cinq heures du soir"

24 mars 2013

Fuyons Paris "[...]Oh ! le vol des

L'oiseau sur un fil

Fuyons Paris

"[...]
Oh ! le vol des bergeronnettes,
Des linottes et des piverts !
Oh ! le cri rauque des rainettes
Vertes au creux des buissons verts !

Mon âme devient bucolique
Dans les chardons et les genêts,
Et la brande mélancolique
Est un asile où je renais.
[...]"

Maurice Rollinat, "Dans les brandes"

12 mars 2015

"Le mouvement poétique est donc cette tentative

L'arbre désoeuvré

"Le mouvement poétique est donc cette tentative téméraire de transformer les choses du monde extérieur, qui telles qu'elles sont nous demeureraient étrangères, en choses plus complètement assimilables et que nous puissions, le plus intimement possible, intégrer. Dans ce mouvement, nous nous lions davantage aux choses et nous les rapprochons de nous. Cette communion c'est, plus que dans toute autre phase de l'opération poétique, dans la formation mystérieuse de l'image qu'elle a lieu."

Pierre Reverdy, "Sable mouvant", Poésie/Gallimard

 

28 février 2013

Betula Betula L'arbre mépriséLe bouleau

Les deux bouleaux

Betula Betula

L'arbre méprisé
Le bouleau verruqueux à l'écorce déchirée
Le boulard des milieux pauvres
"Lo betol", "lo beçau" en patois délaissé

Mais aussi
L'arbre pionnier des terres remuées
Qui s'installe pour quelques années
Avec la fougère, le genêt, le pin sylvestre
L'arbre promesse qui laisse bientôt sa place
A d'autres caducifoliés.

Sylvestris

28 janvier 2013

L'étang de Marlat

l'étang

Au pied de La Brutine, à deux pas de Lascaux et Chamberaud, d'Ars et Bussieras,

l'étang de Marlat rythme les saisons (fw)

Posté par flowhite à 17:25 - Commentaires [3] - Permalien [#]



29 janvier 2013

l'étang

« Paysage

...les arbres n'y sont pas hauts, les collines, ni les nuages. Mais que les cerisiers sont beaux, entre les pins et les bouleaux, dans la lumière basse. Vois-tu c'est un pays où l'on ne peut mourir qu'un soir, tout doucement, d'avoir usé la vie et la vieillesse.Un pays où l'on rêve d'aimer lentement, sans omettre un regard ni le temps, le moindre frôlement, sans oublier une caresse.

...Un jour après un jour. Et tous les jours sont beaux d'être des jours d'été, d'être le temps d'automne... »

Marcelle Delpastre (Le Chasseur d'ombres et autres psaumes)

 

Posté par flowhite à 12:38 - Commentaires [0] - Permalien [#]
27 janvier 2013

 

l'étang Araignée du matin

Araignée du matin chagrin
Quitte la Toile
Viens me rejoindre en Alwaysgreen.
Dans les prairies souples et pentues
Les chats nichés sous la callune
Ecoutent pousser les pierres
Dorées de miel
Les vaches à la toison rousse
Au regard maquillé
Soufflent sur ta nuque le vent chaud des collines
Le soir venu
Les maisons rassemblent leur dos moussu
En cercle autour des hommes
Au delà des toits
Les fumées s’enlacent et se murmurent les nouvelles.
Mais toi qui ne connais pas encore la langue
Ne t’avise pas de t’attarder
Aux brumes de Novembre
Quand les maisons se resserrent
Quand les fumées s’assombrissent
Quand les chats feulent de douleur
de ne plus pouvoir écouter pousser les pierres.

Camille Pioz

 

Posté par flowhite à 16:50 - Commentaires [0] - Permalien [#]
21 janvier 2013

l'étang

Quel monde étrange que le nôtre
Le saule flamboie
Et le sapin s'assombrit
Alors le merveilleux naît de la présence de l'un à l'autre

Sylvestris

 

Posté par flowhite à 18:25 - Commentaires [0] - Permalien [#]

l'étang

Vous qui cherchez la sérénité.
Vous ne la trouverez ni dans la pétillante lumière, ni dans les sombres profondeurs.
Tel un funambule, vous devez vous aventurer à la lisière de ces deux mondes.
Dernier conseil:
l'équilibre se trouve entre la réalité et son interprétation.

Vygo

 

Posté par flowhite à 11:11 - Commentaires [0] - Permalien [#]
12 mars 2013

Dans cette même chambre d'hôtel, elle lui avait

Le lac de Vassivière

Dans cette même chambre d'hôtel, elle lui avait dit en souriant: "Ce matin, il pleut...".
Par la fenêtre, il vit un paysage nappé d'une langoureuse mélancolie.
Le temps, pour lui suspendu, s'accorda une longue pause.
Longtemps, il erra ainsi dans un indiscernable passé.
Enfin, vaincu, il murmura faiblement: "Ce matin, il pleut".
Il quitta leur chambre d'hôtel et, apaisé, s'engagea seul sur un chemin sans retour.

Vygo

6 août 2015

Bracieux (Loir-et-Cher)

C'est l'été ! Les Reflets partent en vacances mais enverront des cartes postales au gré de leurs escapades

(pour n'en manquer aucune, abonnez-vous)

Bien sûr, les réponses des poètes inspirés sont toujours les bienvenues ! (par "Contactez l'auteur")

 

Bracieux (Loir-et-Cher)

Dans la rue fondue de chaleur, tout le monde se liquéfie. (fw)

 

14 juillet 2015

Arzon (Morbihan)

C'est l'été ! Les Reflets partent en vacances mais enverront des cartes postales au gré de leurs escapades

(pour n'en manquer aucune, abonnez-vous)

Bien sûr, les réponses des poètes inspirés sont toujours les bienvenues ! (par "Contactez l'auteur")

 

Arzon

Artifices et illusions pour un 14 Juillet à Port Navalo. (fw) 

 

11 février 2016

- Un nénu far? qu'est-ce donc? Une insolence

Tableau noir

- Un nénu far? qu'est-ce donc?
Une insolence botanique? Une aberration génétique?

- Non point Monsieur! C'est un mutant!

- Et si je veux user encore de l'orthographe d'antan?

- Ouh là! Prenez garde Monsieur, arrêtez là votre propos sous peine d'être
traité de vieillard cacochyme, poursuivi pour production de littérature licencieuse, voire condamné pour lecture prohibée!

(ndlt : cool mec, fé gaf, T mal bar') 

 

Ariane Adam

 

30 octobre 2013

Les cèpes farcis "[...] Préparer la farce en

Boletus edulis

Les cèpes farcis

"[...] Préparer la farce en mélangeant la mie de pain, la gousse d'ail et les échalotes hachées finement et les pieds des cèpes coupés fin. Saler, poivrer et lier avec les 2 oeufs entiers.
Beurrer un plat à gratin et déposer les chapeaux des cèpes, partie creuse au-dessus. Remplir avec la farce. Couler sur chaque chapeau quelques gouttes d'huile de noix.
Cuire à feu moyen 1heure environ."

Danièle Demachy-Dantin, "Trilogie de la cuisine creusoise", Christian Pirot Editeur

31 octobre 2013

"Quelquefois, nous partions toutes trois à

Boletus edulis

"Quelquefois, nous partions toutes trois à travers les châtaigneraies chercher des champignons. Nous négligions les fades champignons des près, les filleuls, la barbe-de-capucin, les girolles gaufrées; nous évitions avec soin les bolets de Satan à la queue rouge, et les faux cèpes que nous reconnaissions à leur couleur terne, à la raideur de leur ligne. Nous méprisions les cèpes d'âge mûr, dont la chair commençait à s'amollir et à proliférer en barbe verdâtre. Nous ne ramassions que les jeunes cèpes à la queue galbée, et dont la tête était coiffée d'un beau velours tête-de-nègre ou violacé."

Simone de Beauvoir, "Mémoires d'une jeune fille rangée"

1 mars 2017

Bleu blanc noir Papier chagrin Noir blanc bleu Le

Papier chagrin

Bleu blanc noir
Papier chagrin
Noir blanc bleu
Le manque en creux
Absence et deuil
Papier cercueil
Mais l'amour bat
Qui veille au grain
La vie qui va
Au ciel du soir.

Maria Ardouin

 

20 février 2017

Jour et nuit Je te hais Mon âme barbouillée Avec

Subconscient

Jour et nuit
Je te hais
Mon âme barbouillée 
Avec tes doutes
Et tes certitudes
Jour et nuit
Je te hais
Mon âme maculée
Reflet de mon désespoir
Sur l'étang de Dieu
Mon âme souillée
Jour et nuit
Je te hais

Julien Hoquet

 

12 octobre 2016

La nuit est dense de silence et de souffle

Entre chien et loup

La nuit est dense de silence et de souffle retenu.
Tout frémit d'attente.
C'est l'heure suspendue dans ses couleurs et dans ses ombres.
Et puis le cri déchire, vibre, rauque et intense
Douloureux comme l'amour absolu.
C'est la nuit du brame.

Ariane Adam

 

19 janvier 2017

La vie en rose

Chaque fin de semaine, une photoUn poète, passant par-là, s'en inspirera peut-être. Ou peut-être pas.

 

 

La vie en rose

Noir, espoir. Blanc, chantant. Gris, souris. Et ris aussi. (fw)

 

18 novembre 2016

Grand feu d'enfer Dans la nuit noire Pour nos

Les jours noirs

Grand feu d'enfer
Dans la nuit noire
Pour nos misères 
Nos désespoirs
Mon coeur qui rape
Mes pieds qui tapent
Je suis sorcière!
Je veux du jour
De la lumière
Et des tambours!
Je veux trouer l'obscurité!
Un jour se lèv-
-eront mes rêves
Je volerai
Et vous rirez!

Maria Ardouin

 

27 avril 2017

Plis et replis dépliés Bulles et rebulles

Pliant 2017

Plis et replis dépliés
Bulles et rebulles débullées
Moires et remoires démoirées
Les mots seront à la fête
Pleins de peinture et de tempête
Joyeux remous bleus dans nos têtes!

Maria Ardouin

 

4 décembre 2017

L'étang se fige Les couleurs Se caillebottent Les

Ebullition

L'étang se fige
Les couleurs 
Se caillebottent
Les marrons sont gelés
Les oranges glacées
Les olives se coagulent
Épluche ton chagrin
Désenfile ta peine
Le temps s'étire
Tes larmes sont givrées
C'est l'hiver qui vient

Julien Hoquet

 

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