"...Forêt je t'aime en FévrierQuand tu
A la Brutineles voisineslimousinesruminent idées
"Le ciel plus sombre à l'horizon annonce la
"Le ciel plus sombre à l'horizon annonce la pluie, non la neige. Les arbres nus en parure claire songent peut-être au printemps, collines entre lesquelles les champs paraissent blancs et plats comme de l'eau. Nous irons cueillir des jonquilles, ce n'est pas le moment d'oublier les fleurs - l'hiver me fait peur. [...]
Le vent se lève frais, les feuilles de houx étincellent, la neige, les ramilles nues. L'hiver ne persiste que pour le plaisir, tu verras: bientôt nous les regretterons, les feux de bois dans leur braise et leur flamme qui ne réchauffe que les doigts. Nous la regretterons la cendre chaude."
Marcelle Delpastre, "Cinq heures du soir"
Le temps s'échappe et bruit.Ainsi avec la
Le lac et le saule "La solitude est bien
Le lac et le saule
"La solitude est bien l'hôtesse
Qui convient à ce lac profond :
Son saule unique et lui se font
Le vis-à-vis de la tristesse.
Immobiles ou se mouvant
Ils joignent leurs mélancolies,
Par les froidures, sous les pluies,
Dans le soleil et dans le vent.
..."
Maurice Rollinat, "Paysages et Paysans"
Dans cette même chambre d'hôtel, elle lui avait
Dans cette même chambre d'hôtel, elle lui avait dit en souriant: "Ce matin, il pleut...".
Par la fenêtre, il vit un paysage nappé d'une langoureuse mélancolie.
Le temps, pour lui suspendu, s'accorda une longue pause.
Longtemps, il erra ainsi dans un indiscernable passé.
Enfin, vaincu, il murmura faiblement: "Ce matin, il pleut".
Il quitta leur chambre d'hôtel et, apaisé, s'engagea seul sur un chemin sans retour.
Vygo
Mélancolie Ce discret camaïeu virant du noir au
"Chaque arbre, chaque buisson rayonnait d'une
"Chaque arbre, chaque buisson rayonnait d'une présence rousse, bleuâtre ou presque mauve qui éclairait les nappes errantes de la brume. Un songe recueilli, patient remplissait la campagne. Lentement il imprégnait l'esprit, absorbait les pensées, et les promeneurs, peu à peu, sentaient se perdre le sentiment de leur propre existence."
Jean Blanzat, "La Gartempe"


