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La Creuse, de reflets en ballades

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26 avril 2013

L’homme qui savait le nom des fleurs L’homme qui

Les herbes passées

L’homme qui savait le nom des fleurs

L’homme qui savait le nom des fleurs
Aux rives des fossés
Semait ses mots sur le chemin
Semait des tâches de couleur
Et l’on voyait soudain
Un lézard vert sous le jasmin
Sous le jasmin ?
Le myosotis et le genêt
Je crois
Il faudra que je demande
Mais le lézard a disparu

L’homme qui avait le nom des fleurs
Aux rives des fossés
Semait le sien sur le chemin
Compagnon rouge traces de pas
Et la couleuvre reviendra
Ce qui dans l’herbe se faufile
Ce qui chuchote dès le matin
Le nom des fleurs, le nom de l’homme
Ce qui le soir après l’ondée
Relève doucement la tête

L’homme fleur
Aux rives des fossés
Son nom latin
Je m’en souviens parfois
Compagnon rouge trace de pas
Bord de rivière  aquatica
Sagittaria sagittifolia
Ou quelque chose comme ça

Trois mots qui passent
Aux rives des fossés
Et qui reviennent en terrasse
Vingt ans plus tard
A regarder couler la Seine

Jean-Paul Raffel, "Dormir la fenêtre ouverte"

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25 avril 2013

à ma belle-mère Dans mon enfance à Outrelaigue,

Les herbes passées

à ma belle-mère

Dans mon enfance à Outrelaigue, j'écoutais mon grand-père qui coupait à la faux : "regarde petit, c'est de la fenasse; c'est pour faire de la litière..."
Aujourd'hui, le botaniste patiemment devenu, encore si souvent en difficulté pour nommer les graminées, reconnaît, dominant les autres, l'avoine élevée - Arrhenatherum Elatius -, sur les bermes des routes et les talus des chemins.
Et j'aime, comme vous chère Apolline, l'abandon gracile à la brise de sa tige élancée.

Sylvestris

24 avril 2013

Nature Au sommet du talus, j'ai croisé ce matinDe

Les herbes passées

Nature

Au sommet du talus, j'ai croisé ce matin
De frêles balancelles au hasard du chemin.
Ces légères graminées, comment les qualifier ?
Est-ce l'avoine folle et son plumet sauvage
Ou l'ivraie méprisée qui salue mon passage ?
Je ne sais que penser...
Mon gendre préféré, botaniste avéré,
Voulez-vous m'éclairer ?
De quelques mots latins doctement prononcés
De ces humbles plantules m'ôter l'incertitude
Et combler les lacunes de ma grande inculture !
Soyez-en remercié !

Apolline

23 avril 2013

Destin Elles furent herbes follesPloyées aux

Les herbes passées

Destin

Elles furent herbes folles
Ployées aux vents tièdes
Puis tiges raidies
Figées par le gel
Survivantes de l'hiver
Pour mourir au printemps

Corydale

22 avril 2013

"Des terres, des bois, des prés de fauche et des

Les herbes passées

"Des terres, des bois, des prés de fauche et des prés rendus aux chardons, aux noisetiers, à la callune. C'est là, en ce pays, une image rassurante : l'artige (ce qui a été autrefois défriché puis retourné) voisine encore avec le fraus (le territoire sauvage ou rendu à la sauvagerie). Du reste, l'obstination de l'homme à tenir propres les herbages n'empêche pas les refus de croître ni d'avoir le dernier mot, auquel on répond en les fauchant en fin de saison comme on coupe la tête du condamné, à la différence que chaque année, plus encore obstinés que la main de l'homme, les rougeons et les relais repoussent. Qu'on le sache : le jonc glauque et la grande patience, la berce et la carotte sauvage, la prêle et la grande oseille, la renoncule scélérate ne renoncent jamais."

Alain Galan, "Lisières limousines"

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21 avril 2013

Pour déchiffrer ce subtil message griffonné sur

Les herbes passées

Pour déchiffrer ce subtil message griffonné sur un ciel consentant,
livrez-vous dépouillé aux vibrations de la nature.
Dans un espace d’innocence enfantine, la clé vous sera offerte.
Pour un trop bref instant.

Vygo

21 avril 2013

La carrière de Clairavaux

La carrière de Clairavaux

En Creuse : terre de granite, travail du granit (fw)

20 avril 2013

"Nous retrouvons les galets brisés ; leurs flancs

La carrière de Clairavaux

"Nous retrouvons les galets brisés ; leurs flancs sont d’un grain micacé compacte et des plus beaux tons, depuis le gris de fer jusqu’au rose vif, en passant par le gris de perle rosé et le lilas bleuâtre.
La Creuse a apporté là les plus beaux échantillons des divers bancs granitiques qu’elle parcourt depuis sa source. Elle vous présente un musée complet de sa minéralogie ; des gneiss brillants et variés, des micaschistes qui ont l’apparence et l’éclat de l’or et de l’argent disposés en veines sinueuses, des quartz d’une beauté qui rivalise pour l’oeil avec les marbres les plus précieux, et des sables de mica pulvérisé qui font briller les sentiers comme des ruisseaux au soleil."

George Sand, "Promenades autour d'un village"

19 avril 2013

Planète énigmatique tout ce bleu chaotique

La carrière de Clairavaux

Planète énigmatique tout ce bleu chaotique ?
Iceberg océanique tout ce bleu séraphique ?
Rocher granitique tout ce bleu cosmique ?
Devant cette photo je demeure sceptique
Mes mots vont à vau-l'eau
Je ne suis pas Boileau !

Apolline

18 avril 2013

"[...] En même temps, à la Forêt-du-Temple, sous

La carrière de Clairavaux

"[...] En même temps, à la Forêt-du-Temple, sous l'impulsion d'un nommé M..., naissait une autre exploitation importante du granit creusois : les ouvriers sortaient les blocs du sol, les pesaient et étaient payés en fonction du poids de la pierre extraite. Ensuite, venait la taille. M... qui connaissait bien son métier, savait tirer parti de tout : même les débris se vendaient ! Sous forme de gravillon ou réduits en sable pour constituer les bordures de routes."

Gabrielle Thévenot, "Une vie de creusois"

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La Creuse, de reflets en ballades

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