"Détournerai-je enfin mon regard de cette eau ?
L'étang se givernyse, ses eaux jardinent,
Inversion La maison et l’arbre ne sombrent pas
Inversion
La maison et l’arbre ne sombrent pas dans l’oubli.
Au contraire, ils émergent de l’indifférence.
En effet : une maison et un arbre, quoi de plus banal ?
Mais l’imaginaire se construit de reflets en ballades :
Qu’est-ce qui se trame derrière ce miroir ?
Où m’entraîne ce refrain ?
Le regard, libéré de la rationalité, renouvelle la réalité.
La maison et l’arbre se mettent à exister.
Pour de vrai.
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Le vitrail d'hiver offre sa lumière pâle. Qui
"Dans le regard d'enfancel'horizon du futur
"Alors, on regarde et on rêve; ce n'est pas
"Alors, on regarde et on rêve; ce n'est pas vraiment une lecture, une recherche; on laisse venir, on laisse aller les images. Les premières qui se présentent à l'esprit ne sont pas nécessairement les plus simples, les plus naturelles, ni les plus justes; au contraire, ce sont plutôt les toutes faites, celles des autres, celles qui flottent, toujours disponibles, en vous.
[...]"
Philippe Jaccottet, "Paysages avec figures absentes", Poésie/Gallimard
Recule un peuDécolle ton nezLaisse les feuilles
Recule un peu
Décolle ton nez
Laisse les feuilles mortes
Dire l'automne
Laisse l'étang
Parler par ses reflets
Recule encore un peu
Dénoue ton regard
Regarde la terre
Comme elle est petite
Éloigne-toi encore
Et ne t'intéresse
Aux plus petits points
Que s'ils dévoilent le tout
Alors tu verras dans la glaise
Qui a fait l'Homme
La pureté spectrale
Qui anime toutes choses
Julien Hoquet
Elle m'a dessillé le regardEt j'ai encaissé ce
Elle m'a dessillé le regard
Et j'ai encaissé ce coup de lumière
Vous dirai-je ce que j'ai vu?
Ces éclisses de glace
Ces écailles d'éclairs
L'éblouissement
Vous le dirai-je?
L'aveuglement
La fascination de la nuit
Le poignard et l'aurore
Vous les dirai-je?
La vérité coruscante
Qui m'a laissé à genoux
Dans les ténèbres
Les yeux à jamais fanés
Vous la dirai-je?
Julien Hoquet








