"Je peux écrire les vers les plus tristes cette
Chantez-moi l'étéAvec le vent et
Chantez-moi l'été
Avec le vent et l'oiseau
Sifflements plaintifs
Gloussements rigolos
Tsî-titi, iouli-iouli
Voiliers du ciel
Barbotes d'azur
Piou-piou, ouat-tiou-tiou
Passereaux et chardonnerets enchanteurs
Chantez-moi l'été
Turlit-turlu mélancolique
Tire-tire-la-bibite
Avec vos trilles enjouées ou plaintives
Gazouillez, glougloutez ou ricanez
Tchilup-tchilup, tchip-a-tchip
Roucoulez et coulez dans nos oreilles
Le temps d'un dernier été
Caquetez, crépitez et croassez
Dans les herbes chaudes gorgées de pollens
Julien Hoquet
"Parfois le jour comme une copie du jouret nos
"Parfois le jour comme une copie du jour
et nos vies comme des copies de la vie.
Quand il ne reste que très peu de choses à faire
apparemment très peu: regarder une fenêtre
dans les vitres d'une autre fenêtre, et le ciel
si gris et si terne sur les toits - et regarder encore
comme si tu allais découvrir le tout petit détail
qui montrerait que la feuille a glissé, que c'est l'original
qui se trouve maintenant devant toi."
Paul de Roux, "Entrevoir", Poésie/Gallimard
"Alors je prie le cielque nul ne me regardeSi ce
Lettre d'étang
Chaque fin de semaine, une photo. Un poète, passant par-là, s'en inspirera peut-être. Ou peut-être pas.

Sur le ciel gris de l'étang s'imprime le typha; mais qui le lit ? (fw)







