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La Creuse, de reflets en ballades

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14 juin 2013

Un air de fête Les martinets, entre les toits,

Fleur rouge

Un air de fête

Les martinets, entre les toits, entre les arbres,
Lancent leurs cris stridents.
Au loin les champs rougeoient comme feux de la Saint Jean.
Tâches de sang au corsage de l’infidèle,
Tâches mouvantes sous l’ombrelle impressionniste,
Carrés de soie lissés par le vent,
J’ai voulu vous prendre à pleine brassée.
Mais vous n’êtes pas fleurs apprêtées
A vous laisser mettre en cage.
Et je n’ai plus en mains
Qu’un amas déchirant de pétales chiffonnés.

Les martinets lancent des cris stridents.

Camille Pioz, "Papier carbone"

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14 juin 2013

"L'âme est une fleur creuse de sang rouge. Elle

Fleur rouge

"L'âme est une fleur creuse de sang rouge. Elle frémit sous les ondées du chant. Elle s'ouvre dans l'éclaircie d'une voix. L'esprit s'éveille au creux du corps, au tronc du souffle, aux racines de la chair. Puis il s'élève dans la gorge et s'enflamme dans l'air pur."
 
Christian Bobin, "La part manquante"

13 juin 2013

"J’ouvre la fenêtrede mon jardin secretLes

Fleur rouge

"J’ouvre la fenêtre
de mon jardin secret
Les prédateurs ont tout saccagé
ils ont emporté
jusqu’au secret de mon jardin"

Abdellatif Laâbi, "Tous les déchirements"

12 juin 2013

"Je vais. A fleur d'eau, à fleur d'âme, à fleur

Fleur rouge

"Je vais. A fleur d'eau, à fleur d'âme, à fleur de sang, je cueille, je sens, je respire les mêmes fleurs."

Marcelle Delpastre, "Cinq heures du soir"

11 juin 2013

"Mai affole d'épais et sourds désirs ce qui pense

Fleur rouge

"Mai affole d'épais et sourds désirs
ce qui pense et qui ressent en nous
plis de duvets ombreux de limbes poisseux
de pétales froissés et défroissés sans cesse

Sous la neige odorante des prunelliers
cependant
veille l'épine noire"

Bernard Blot, "Des raisons d'errance"

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10 juin 2013

Le plein étéLa vie à coeur de fleurs Les fleurs

Fleur rouge

Le plein été
La vie à coeur de fleurs
Les fleurs au coeur de ma vie

Sylvestris

9 juin 2013

La vieille maison

La vieille maison

Quelque part en Creuse, une maison fantôme somnole (fw)

8 juin 2013

L’arbre et la masure s’étaient retrouvés là par

La vieille maison

L’arbre et la masure s’étaient retrouvés là par hasard au bord du font perdu, quelque part en Creuse. Chacun de leur côté, ils avaient entendu parler de ce lieu magique où on arrive l’âme en peine et on repart l’esprit en paix.

« Que vous est-il arrivé, Madame Masure ? » dit l’arbre en bruissant doucement.
—  J’ai dû quitter la terre que j’aimais pour laisser le champ libre aux terrassiers.
—  Et vous Monsieur Arbre ? dit la masure en cliquetant délicatement des pierres
—  J’ai dû quitter la ville que j’aimais pour laisser le champ libre aux automobiles. »

Selon la légende, ils discutèrent ainsi pendant sept jours et sept nuits. Ils s’entendaient bien et avaient beaucoup de choses à se raconter. Et puis au huitième jour, côte à côte, ils s’en allèrent par les chemins pour une destination inconnue.

L’histoire peut vous sembler banale mais laissez-moi la finir.

Ce que vous voyez sur la photo est bien le reflet d’un arbre et d’une masure. Mais je connais bien ce lieu : il n’y a pas d’arbre et il n’y a pas de masure au bord du font perdu. Juste un paisible reflet conservé pour l’éternité.

Vygo

8 juin 2013

J'ai dans le coeur une maison abandonnéesouvenir

La vieille maison

J'ai dans le coeur une maison abandonnée
souvenir incertain qui tremble et vacille
Remonte le temps; la lumière des étés
l'odeur des troènes, le chant du merle à la pluie
Peu de peines et peu d'ombres
Et pourtant

Corydale

7 juin 2013

"La clé bronche dans la serrureLa porte crie

La vieille maison

"La clé bronche dans la serrure
La porte crie longuement
doucement comme pour prévenir
que toute intrusion ici
fait une inguérissable blessure

Maintenant l'escalier de bois ancien
qui se plaint du poids de mon corps

Si vieille la maison
à l'écart du hameau

Qui quoi donc ai-dérangé
et que décidément j'importune
mêlant sans protocole ni
prudente bienséance
ma durée véhémente
à un temps que j'ignore
et dans lequel encore
je ne sais pas entrer"

Bernard Blot, "Des raisons d'errances"

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La Creuse, de reflets en ballades

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