Chaque fin de semaine, une photoUn poète, passant par là, s'en inspirera peut-être. Ou peut-être pas.

 

La Creuse au Breuil

  La photo n'est pas en noir et blanc. C'est la nature qui porte le deuil. (fw)

 

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08 novembre 2013

 

La Creuse au Breuil

Lavis

Sacré godet
quelque génie de la barbouille
aura touché
de son pinceau
tes profondeurs d’orage

Alan Bathurst

 

Posté par flowhite à 21:23 - Commentaires [0] - Permalien [#
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07 novembre 2013

 

La Creuse au Breuil

"La mort de l'arbre est exemplaire

elle est utile aux hommes
eux qui à la hâte meurent couchés
et à qui l'on ferme les yeux
dès que leur coeur cesse de battre

l'arbre lui s'absente peu à peu de son bois [...]"

 

Bernard Blot, "Quelques paroles de la forêt de Chabrières"
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06 novembre 2013

 

La Creuse au Breuil

conte à rêver debout

laissons la mare au diable
à ses crapauds ampoulés
les ronds dans l'eau
ont fini par épuiser nos tristesses
le ploc d'un petit caillou
fait trembler une gamme sonore
sur la vitre
entre les gouttes s'épanouit le lobe vert
d'un nénuphar
toute ouïe
l'eau stagnante est à l'affût de la libellule
transparente et bleue

andrée wizem

 

Posté par flowhite à 18:10 - Commentaires [0] - Permalien [#


03 novembre 2013

 

La Creuse au Breuil

Cette heure-ci

Souvent vers cette heure–ci, je te téléphonais
Et toujours le dimanche
Faut-il jeter des cailloux dans l’eau noire ?
J’ai mal de ta voix qui sans savoir savait
Toujours, c’est en novembre
L’ombre sourd des mares, des flaques et de l’étang
L’ombre sort des murs et je t’entends
Qui sans savoir savait
Mais oui, c’est moi, c’est moi encore
Caillou perdu depuis longtemps qui sans cesse refait l’onde

Jean-Paul Raffel

 

Posté par flowhite à 19:14 - Commentaires [0] - Permalien [#
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La Creuse au Breuil

"C'est pourquoi - je l'ai dit - je m'attache aux reflets éphémères. J'y trouve une consolation. Je leur suis comparable, en quelque sorte voisin ou frère, même si je ne leur ressemble pas.
Des amis me sont morts, et beaucoup de parents. Je les salue sereinement, je leur offre un sourire, comme l'on peut sourire à l'aurore, au jardin, aux frondaisons de mai mousseuses d'ombres."

Marcelle Delpastre, "Cinq heures du soir"
Posté par flowhite à 09:43 - Commentaires [0] - Permalien [#
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